Sarajevo 2014

A new impetus for the European integration of the Western Balkans

International Conference

Sarajevo, 7 November 2014

Tout au long du 20ème siècle, les Balkans occidentaux ont fait l’expérience de processus contradictoires : fragmentation et intégration, destruction et reconstruction. Ces processus imprègnent aujourd’hui la géographie politique, le développement économique et les réalités sociales de la région. Les divisions demeurent, et parfois prospèrent, mais elles ne peuvent occulter la communauté d’intérêts que les peuples balkaniques partagent aussi. Les surmonter, en œuvrant à instaurer plus de démocratie, de prospérité, de paix et d’état de droit, n’est pas (seulement) une question de temps. Il s’agit d’un défi requérant un nouveau cadre de pensée, une nouvelle impulsion. C’est pourquoi l’intégration européenne est si importante. Celle-ci remet en question les statu quo, rapproche les peuples Européens et stimule le recours à de nouvelles perspectives dans la résolution de problèmes jusque là réputés insolubles.

Il n´est donc pas étonnant que l’intégration européenne, au cours de ces dix dernières années, ait suscité de grandes attentes. Les perspectives européennes que l’Union a promises aux pays des Balkans occidentaux à Thessalonique en 2003 illustrent un tournant historique pour la région. Elles portent sur l’adhésion future de ces pays mais aussi et surtout sur leur stabilisation, leur démocratisation et la réalisation préalable de réformes importantes. Cette logique a déjà porté ses premiers fruits avec l’adhésion à l’UE de la Slovénie en 2004 et de la Croatie en 2013. Mais elle semble aujourd’hui s’essouffler. En Bosnie-Herzégovine et dans d’autres pays de la région, les besoins de changement sont plus vifs que jamais, mais la capacité de l’UE à guider le processus à partir des élites n’est plus incontestée. En Macédoine ou au Kosovo, l’intégration européenne reste une force motrice, mais sa capacité à surmonter les points de blocage s’érode. Partout chancèlent aussi les libertés civiles. C’est pourquoi l’intégration européenne dans les Balkans occidentaux nécessite un nouvel élan.

Le Centre Franco-Autrichien pour le rapprochement en Europe, une organisation intergouvernementale s’attachant à favoriser l’intégration européenne des pays des Balkans occidentaux depuis plus de dix ans, a organisé à cet effet une conférence internationale à Sarajevo le 7 novembre 2014. Son objectif principal était d’examiner les conditions permettant de relancer l’intégration européenne dans les Balkans occidentaux. Des décideurs politiques de haut niveau, des experts de renommée internationale et des représentants de la société civile ont échangé leurs points de vue sous le regard attentif des médias et d’un public informé.

Cette conférence se tenait très opportunément. Le 4 novembre 2014, c’est-à-dire trois jours avant la conférence, la Grande-Bretagne et l’Allemagne soumettait une initiative conjointe à la nouvelle Haute-Représentante de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune. Cette initiative, adoptée le 17 novembre par le Conseil, avait pour objectif de relancer la dynamique européenne là où elle est la plus bloquée, à savoir en Bosnie-Herzégovine. Les débats favorisés par la manifestation du Centre ont donc tout naturellement aussi tournés autour de cette question, et l’intérêt des médias s’en est trouvé renforcé.

L’organisation de la conférence portant sur cette problématique s’est déroulée en étroite coopération avec le partenaire du Centre franco-autrichien en France, l’Institut français des relations internationales et avec l’Initiative centre-européenne, du ‘Mouvement européen en Bosnie-Herzégovine’ et de l’ambassade d’Autriche à Sarajevo.

De nombreux invités très prestigieux, issus du monde politique, académique, diplomatique, de la société civile et de plusieurs états de la région, mais aussi de Vienne, de Paris, de Bruxelles, ont contribué au succès de cette événement. Parmi eux, figuraient Amer KAPETANOVIĆ, Ministre assistant pour les relations bilatérales au Ministère des affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine ; Jean-Éric PAQUET, Directeur pour l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie et le Kosovo* à la Commission européenne ; Hannes SWOBODA, ancien membre du Parlement européen ; Gérard STOUDMANN, Représentant spécial du Président en exercice chargé des Balkans occidentaux à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ; Wolfgang PETRITSCH, Président de la Fondation autrichienne pour le Plan Marshall ; Peter JANKOWITSCH, Secrétaire Général du Centre Franco-Autrichien pour le rapprochement en Europe ; Ulrike HARTMANN, Chef du bureau du Haut-représentant des Nations-unies pour la Bosnie-Herzégovine à Banja Luka ; Jan KICKERT, Chef de la section politique au Ministère autrichien des affaires étrangères ; Johann SATTLER, Chef d ́unité pour les Balkans occidentaux au Ministère autrichien des affaires étrangères ; Martin PAMMER, Ambassadeur d´Autriche en Bosnie-Herzégovine ; Sanjin ARIFAGIĆ, Chef de Projet « SEE2020 » au Conseil de coopération régionale à Sarajevo ; Ugo POLI, Gestionnaire de projets à l’Initiative centre-européenne à Trieste ; Dominique DAVID, Directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales ; Vivien PERTUSOT, Directeur de l’Institut français des relations internationales à Bruxelles ; Michel CULLIN, Professeur en sciences politiques à l’Académie diplomatique de Vienne ; Mišo DOKMANOVIĆ, Professeur associé à la Faculté́ de droit de l’Université Ss. Cyrille and Méthode à Skopje ; Florent MARCIACQ, Chercheur associé à la Chambre des Deputés du Luxembourg et au Centre Franco-Autrichien pour le rapprochement en Europe ; Kristof BENDER, Analyste en chef à l’Initiative de stabilité européenne ; Jean-Arnault DÉRENS, Rédacteur en chef du Courrier des Balkans et Daliborka ULJAREVIĆ, Directrice exécutive du Centre pour l’éducation civique à Podgorica.

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